Le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU approuve le Venezuela et suspend l’Espagne

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Le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU a divulgué ses appréciations sur la mise en place des Droits Civils et Politiques en Espagne, au Venezuela, au Royaume Uni , en ex-république Yougoslave de Macédoine, au Canada, en Ouzbékistan et en France.

Contredisant l’opinion diffusée à satiété par pratiquement tous les médias espagnols, le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU a approuvé le Venezuela auquel il fait certaines recommandations et a réprouvé durement l’Espagne sur 26 points.

Les observations finales du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU évoquent les aspects positifs de la mise en place au Venezuela du Pacte International des Droits Civils et Politiques (PIDCP) ratifié par le pays en 1978. elles soulignent aussi les principaux domaines de préoccupation en la matière et détaillent les recommandations du Comité.

Simultanément , le rapport final sur le 6° rapport périodique de l’Espagne a été divulgué.

Après avoir analysé le rapport présenté par l’Espagne, les Nations Unies ont rendu leur verdict : suspension. Le rapport du Comité signale 26 points de « préoccupation » pour non respect du Pacte et la persistance de lois et de pratiques contraires aux Droits de l’Homme.

  • Racisme policier. Existence de « contrôles policiers basés sur des profils raciaux et ethniques, en particulier pour les Roms. » Le Comité demande à l’Espagne « d’éliminer l’utilisation de profils ethniques par les policiers et les fonctionnaires, » d’augmenter la formation de ces agents sur la sensibilité culturelle » et « d’amener les responsables devant les tribunaux. »

  • Discrimination d’immigrants et de minorités ethniques « pour l’accès au logement, à l’éducation, à l’emploi et à la santé. »

  • « Stérilisations forcées de personnes handicapées dont la capacité juridique n’est pas reconnue. » Le Comité exige que soit « obtenu le consentement éclairé de la personne handicapée. »

  • Inégalités de genre. Les femmes sont « insuffisamment représentées aux postes de décision. » Les « différences de salaire notables entre hommes et femmes » inquiètent.

  • Violence machiste. Les Nations Unies notent la « persistance » de la violence machiste et alerte sur le « haut degré de violence dont souffrent les immigrantes qui n’ont pas l’habitude de dénoncer les viols subis. » Elles proposent « d’augmenter » la protection des femmes d’origine rom et « d’enquêter » sur les plaintes de femmes « particulièrement vulnérables et marginalisées. »

Taduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/09/24/en-baja-el-poder-mediatico-de-la-derecha-mundial-onu-aprueba-a-venezuela-y-suspende-a-espana-en-derechos-humanos/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/09/venezuela-le-comite-des-droits-de-l-homme-de-l-onu-approuve-le-venezuela-et-suspend-l-espagne.html

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Le Venezuela recevra 2 bateaux de blé russe par mois

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Face aux sanctions des Etats-Unis contre le Venezuela, le Gouvernement vénézuélien renforce les alliances stratégiques avec des nations sœurs pour satisfaire les besoins de la population.

Le Venezuela recevra 2 bateaux de blé pour la boulangerie par mois en provenance de Russie pour renforcer la Grande Mission Approvisionnement Souverain (GMAS), a fait savoir le ministre vénézuélien pour l’Alimentation, Luis Alberto Medina.

Il a déclaré que sur les 600 000 tonnes prévues avec la Russie jusqu’à la fin de cette année, 62 800 sont déjà arrivées sur lesquelles 32 800 tonnes sont arrivées vendredi dernier et 30 000 le 1° septembre dernier.

Medina a précisé que de cette façon, l’accord signé entre le président du Venezuela, Nicolás Maduro et son homologue russe Vladimir Putin sera respecté.

Le Gouvernement vénézuélien garantit la souveraineté alimentaire face au sabotage de l’économie nationale organisé par des secteurs de droite contre le bien-être de la population.

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

https://www.telesurtv.net/news/Venezuela-recibira-dos-buques-mensuales-de-trigo-desde-Rusia-20170924-0041.html

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/09/venezuela-le-venezuela-recevra-2-bateaux-de-ble-russe-par-mois.html

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Donald Trump renouvelle ses menaces contre le Venezuela et Cuba devant l’ONU

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Le président états-unien Donald Trump a participé mardi à la session de débat de l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU) et il a fixé sa position envers les autres nations.

Lors de son allocution, le président états-unien a menacé les nations qui se sont opposées à ses doctrines. Il a lancé un appel à la conciliation avec les peuples du monde, ce qui contredit son discours menaçant envers les pays qui se son opposés aux politiques de son pays.

Tout d’abord, le président a soutenu qu’il ne pense pas lever le blocus que les Etats-Unis maintiennent sur Cuba depuis plus d’un demi-siècle.

« Nous ne lèverons pas les sanctions envers le Gouvernement cubain jusqu’à ce qu’il fasse des réformes fondamentales, » a soutenu Trump.

A propos du Venezuela, Trump a déclaré qu’il est « au bord de l’effondrement complet. »

« En tant qu’amis responsables, nous avons pour but de les aider (le peuple vénézuélien) à récupérer leur liberté et à rétablir leur démocratie, » a assuré le président, c’est pourquoi il n’a pas écarté de prochaines actions contre le pays.

Ces attaques contre le Gouvernement constitutionnel du Président Nicolás Maduro ne sont pas nouvelles, en particulier après la décision des Etats-Unis d’appliquer une série de sanctions économiques au pays.

D’autre part, ce discours d’agression a été particulièrement dur contre des pays comme la Corée du Nord qu’il a affirmé qu’il va être obligé de « détruire complètement » à moins que ce pays ne suspende son programme nucléaire.

Cependant, bien que Trump insiste sur le fait que les etats-Unis « ne cherchent pas à inculquer leur style de vie au reste du monde, » il considère qu’ils sont un exemple à suivre.

« En tant que président , je mettrai toujours les Etats-Unis au premier rang. Vous devez faire la même chose pour vos pays, » a-t-il enjoint tout en invitant à travailler ensemble « en harmonie et dans l’union pour un monde plus pacifique pour tous. »

Le président a aussi eu des paroles pour les Gouvernements de Syrie et d’Iran. Selon lui, le Gouvernement iranien a transformé le pays en un Etat où il ne reste presque rien.

« Le peuple iranien a plus peur de nos propre gouvernement que des armes des Etats-Unis, » a assuré Trump.

En ce qui concerne la Syrie, il a affirmé que le Gouvernement de Bashar al-Ásad utilise des armes chimiques « contre son propre peuple » et que c’est pour cette raison que l’Empire qu’il dirige a lancé son attaque militaire.

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/09/19/donald-trump-reitera-amenazas-contra-venezuela-y-cuba-ante-la-onu/

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http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/09/venezuela-donald-trump-renouvelle-ses-menaces-contre-le-venezuela-et-cuba-devant-l-onu.html

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Pour le respect des droits humains, en particulier du droit à l’autodétermination, de la République Bolivarienne du Venezuela

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Déclaration du Centre Europe Tiers Monde pour l’Assemblée Générale des Nations Unies

Préoccupé par une présentation unilatérale de la situation au Venezuela et qui encourage à la violence, le CETIM souhaite apporter l’éclairage suivant dans l’esprit que soit respecté le droit à l’information, consacré par la Charte internationale des droits de l’homme.

Depuis la première victoire de feu Hugo Chávez aux élections présidentielles de 1998, un processus de transformations socio-économiques, politiques et culturelles profond, mais pacifique, est en cours au Venezuela. À compter de cette date, et jusqu’au succès électoral de l’actuel président, Nicolás Maduro, en avril 2013, les forces politiques se réclamant de leur programme progressiste commun ont remporté la quasi-totalité des élections organisées dans le pays – de façon libre et démocratique, comme en ont attesté nombre d’observateurs étrangers indépendants. Dans le même temps, les structures de la société se sont largement démocratisées, notamment grâce au développement des formes de participation populaire et communale, et les droits des citoyens vénézuéliens ont considérablement progressé. Ne pas reconnaître ces avancées des libertés civiles et politiques, et de la démocratie en général, ainsi que des droits économiques, sociaux et culturels dans ce pays, reviendrait à nier l’évidence.

Au cours de cette période, certains des leaders de l’opposition, appuyés par le gouvernement des États-Unis d’Amérique, ont exposé au monde leur conception de la démocratie, en plusieurs occasions : d’abord, en avril 2002, lors d’une tentative de coup d’État contre l’ordre constitutionnel, mise en déroute par la mobilisation du peuple ; ensuite, à partir de décembre 2002, avec le lock-out pétrolier et entrepreneurial du patronat, auquel le gouvernement répondit en prenant le contrôle de la compagnie Petróleos de Venezuela SA. et en lançant les missions sociales ; enfin, durant toute la période, par d’incessantes opérations de sabotage de l’économie nationale, menées en collaboration avec les grands propriétaires privés hostiles à la démocratisation. Le peuple et les gouvernants successifs qu’il s’est donnés ont toujours fait face à ces agressions des fractions les plus réactionnaires de l’opposition dans la fermeté, mais dans la paix.

Maintes fois réitéré dans les urnes, l’attachement d’une large majorité des Vénézuéliens au processus de transformations du pays s’explique pour de solides raisons. Les progrès sociaux ont été énormes depuis 1999, dans tous les domaines : santé, éducation, culture, alimentation, logement, infrastructures, services publics, emploi, retraites… Les statistiques sont à disposition pour le prouver. La prise de contrôle effective par l’État du cœur de l’économie – le secteur pétrolier – a pour la première fois dans l’histoire du pays permis une distribution plus juste des recettes tirées des ressources naturelles. En conséquence, les inégalités de revenus ont commencé à diminuer significativement, même si bien du chemin reste encore à faire à ce sujet. Le Venezuela est aujourd’hui, derrière Cuba, la société la moins inégalitaire d’Amérique latine. Il est clair que tout ceci, obtenu au bénéfice du plus grand nombre, ne peut contenter les plus fortunés.

Sous l’impulsion du président Chávez, le Venezuela a pris une part active à la construction d’un monde plus équilibré, non unipolaire. L’Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América – Tratado de Comercio de los Pueblos (Alliance bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique – Traité de Commerce des Peuples), née en 2004, a ouvert la perspective de relations régionales de coopération et solidarité situées aux antipodes des principes de concurrence et de maximisation des profits privés portés par la mondialisation capitaliste. Il en va de même des initiatives engagées pour permettre au Sud de se dégager de l’emprise du Fonds monétaire international et des oligopoles financiers dominés par le Nord. Un souffle nouveau a ravivé l’esprit d’indépendance latino-américain, amenant la création d’institutions communes au niveau régional. Cette avancée majeure pour les peuples du Sud ne pouvait gagner l’approbation des puissances du Nord ni de leurs relais locaux.

Dans ces conditions, il n’y a rien de surprenant à observer que le processus de transformations sociales au Venezuela soulève des vagues d’attaques médiatiques rageuses, à l’intérieur comme à l’étranger. Ces campagnes de presse, radio et télévision, mais également via Internet et les réseaux sociaux, les unes comme les autres orchestrées par les puissances de l’argent, attisent les haines et diffusent les mensonges contre le mouvement progressiste. Elles contrastent avec le silence des mêmes mass-médias dominants au moment du coup d’État militaire qui renversa le président Zelaya au Honduras (2009), ou des « coups d’État parlementaires » qui mirent fin aux mandats des présidents Lugo au Paraguay (2012) et Roussef au Brésil (2016). Ce déchaînement médiatique a redoublé d’intensité après le décès d’Hugo Chávez et l’élection à la présidence en 2013 du continuateur de son projet, Nicolás Maduro. La cohabitation de facto impliquée par le succès des divers partis d’opposition aux élections législatives (décembre 2015) a conduit leurs leaders les plus extrémistes à se sentir autorisés à tenter d’imiter ces précédents hondurien, paraguayen et brésilien, fondamentalement antidémocratiques, et à franchir un pas de plus en déclenchant une vaste opération de déstabilisation du Venezuela.

Cette escalade d’agressions contre le président Maduro, légitimement élu, est dans un premier temps passée par un vote parlementaire d’autoamnistie des crimes et délits (les reconnaissant au passage comme tels !) commis par les meneurs de l’opposition. Elle s’accentua ensuite par une tentative, vite avortée car n’ayant pas rempli les exigences légales, de convoquer un référendum révocatoire visant à destituer le président Maduro. Enfin, et depuis plusieurs mois, le durcissement d’une fraction des opposants, très divisés, a pris la forme d’appels à une intervention de puissances extérieures, dans l’espoir de les voir s’immiscer dans les affaires intérieures et remettre en cause la souveraineté nationale. C’est, au premier chef, l’Organisation des États américains qui a été actionnée dans le but d’exclure le Venezuela de cette institution, sans égards aux intérêts nationaux. Les plus fanatiques des opposants, qui savent le soutien dont bénéficient le gouvernement du président Maduro et le processus de transformations dans les masses populaires, n’aspirent rien moins qu’à une intervention militaire extérieure contre leur pays.

Qu’elles soient vénézuéliennes ou étrangères, les puissances qui soutiennent cette opposition mènent à l’intérieur du Venezuela une guerre économique. Contrôlant privativement la plupart des moyens de production de l’industrie et de l’agriculture, elles sont en mesure de porter atteinte à la satisfaction des besoins de la population en organisant, sciemment et inhumainement, avec la complicité de réseaux identifiés soumis aux États-Unis, des rétentions et pénuries de produits alimentaires et de première nécessité ; des exportations en contrebande transfrontalière de biens subventionnés – y compris de pétrole – ; des manipulations des prix domestiques et des distorsions du taux de change de la monnaie nationale sur le marché noir ; une fraude fiscale et des fuites de capitaux massives ; et, plus généralement, un sabotage systématique de l’économie nationale destiné à l’enfoncer dans une « crise » artificiellement entretenue. L’impression de « chaos » qui en résulte sert de prétexte aux banques étrangères et à certaines organisations internationales pour rehausser le « risque-pays » et donc le coût de l’endettement – quand les lignes de crédit extérieur ne sont pas tout simplement interrompues. Le but visé est d’essayer de déstabiliser le processus de transformations sociales en cours, de priver l’État de ses sources de revenus et de saper le moral du peuple par l’exacerbation des manques, désordres et mécontentements. Ceci est tout à fait inacceptable.

Aucune des raisons des difficultés rencontrées – tenant moins à des erreurs de gestion du gouvernement qu’à une volonté délibérée de ses opposants – n’est objectivement analysée par les mass-médias dominants. Logique : les propriétaires des grands moyens de communication ont intérêt à faire cesser ce processus de transformations démocratique qui, par l’exemple qu’il représente, remet en question l’ordre sur lequel se fonde leur domination. Voilà pourquoi les projecteurs sont aujourd’hui braqués sur les événements de rue, à Caracas ou dans d’autres villes du pays, présentés comme le fait de manifestants « paisibles » (quand ils ne sont pas dépeints comme des « héros »), réprimés par une prétendue « dictature ». Le tumulte actuel n’a pu éviter que des débordements aient lieu de part et d’autre. Mais sont étrangement occultés les crimes, indéniables, perpétrés par les fractions ultraviolentes de ces « contestataires » – parmi lesquels figurent des groupes organisés d’idéologie fascisante et des bandes de délinquants stipendiés par l’opposition la plus radicale pour semer la terreur –, dont les exactions sont excitées par l’appel à la violence, irresponsable et allant crescendo, de certains parlementaires. Ainsi, entre fausses informations et photos retouchées, c’est le mythe d’un nouvel épisode des « révolutions de couleur » qui est inventé, à la manière de celles qui, ces dernières années, ont assuré à des factions d’extrême-droite inféodées aux États-Unis l’accès au pouvoir par le recours à la force. Ces manipulations médiatiques, aussi grossières que dangereuses, insultes à tous les journalistes intègres, foulant aux pieds le droit des citoyens d’être informés, faisant le jeu des prosélytes de la guerre civile, ne sauraient tromper les observateurs honnêtes.

Pour trouver une issue nécessaire à la situation particulièrement douloureuse que vivent les Vénézuéliens, le président Maduro a annoncé le 1er mai dernier sa décision de convoquer une Assemblée nationale constituante. Face au refus obstiné des opposants les plus brutaux de reprendre les négociations avec le gouvernement légitime du pays, cette initiative traduit une intention présidentielle d’apaisement, mais aussi d’élargissement du champ des discussions constructives à l’ensemble des composantes de la société. C’est également la consolidation des conquêtes et missions sociales effectuées depuis 2003, des formes existantes de participation démocratique et des fondements de la souveraineté [3] qui est recherchée à travers cette réforme de la Constitution. La parole est ainsi de nouveau donnée au peuple, d’où découle tout pouvoir, par le vote. Telle qu’elle est actuellement conçue, cette assemblée constituante est composée de 545 représentant(e)s, élu(e)s au suffrage direct et secret par circonscription territoriale ou secteur professionnel (délégué(e)s de communes, de missions et de communautés indigènes, mais aussi étudiants, entrepreneurs, ouvriers, paysans et pêcheurs, handicapés, retraités…).

Il ne s’agit pas ici de sous-estimer les limites ou de minorer les insuffisances du processus de transformations au Venezuela ; ni de paraître vouloir ignorer les motifs d’insatisfaction, voire d’exaspération de nombreux citoyens – motifs le plus souvent liés aux maux hérités du système capitaliste, dont le processus en cours ne s’est pas entièrement émancipé (insécurité persistante, cas de corruption, inégalités réduites mais encore élevées, mentalité rentière…). Il faut toutefois comprendre que l’essentiel des problèmes que connaît à l’heure présente la grande majorité des Vénézuéliens a pour origine l’hyper-concentration de la propriété des moyens de production entre les mains d’une infime minorité de possédants, suffisamment puissants (et soutenus de l’étranger) pour être en capacité de plonger le pays dans une « crise » – organisée par leurs soins –, de nuire au bien-être de la population et d’encourager la multiplication des actes de violence. Aussi nous prononçons-nous pour un retour immédiat au calme et au dialogue, pour le respect de l’autodétermination du peuple vénézuélien et l’approfondissement du processus de transformations démocratique qu’il a librement et courageusement engagé depuis deux décennies, dans l’esprit de progrès social, justice et indépendance du président Chávez, restant fidèle aux actions et enseignements de Simón Bolívar [4].

Dans le contexte des multiples crises (politique, socio-économique, culturelle, alimentaire, climatique, migratoire…) et conflits armés dans de nombreuses régions du monde, il est irresponsable de provoquer le chaos au Venezuela. Ceux qui persistent dans cette voie engagent leurs responsabilités en vertu du droit international et devraient répondre devant la justice de leurs actes.

Au vu de ce qui précède, le Venezuela a besoin de soutien, autant de la part des États que des organes des Nations Unies, conformément à la Charte de l’ONU et du droit international en matière de droits humains, et non d’une campagne de haine et de déstabilisation.

[1] Exposé écrit publié tel quel, dans la/les langue(s) reçue(s) par l’/les organisation(s) non gouvernementale(s), sans avoir été revu par les services d’édition.

[2] Déclaration élaborée en collaboration avec le Dr. Rémy Herrera, chercheur au CNRS, Paris.

[3] Lire Samir Amin (2017), La Souveraineté au service des peuples, CETIM, Genève.

[4] Lire : Rémy Herrera (2017), Figures révolutionnaires de l’Amérique latine, Delga, Paris.

 

http://www.cetim.ch/declaration-ecrite-respect-des-droits-humains-la-republique-bolivarienne-du-venezuela/

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/09/venezula-pour-le-respect-des-droits-humains-en-particulier-du-droit-a-l-autodetermination-de-la-republique-bolivarienne-du-venezuela

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Venezuela : Déclaration d’ Evo Morales au Sommet de Solidarité avec le Venezuela

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Je suis très heureux d’être au Venezuela, c’est une joie de rencontrer à nouveau le camarade Maduro, des dirigeants et des mouvements sociaux anti-impérialistes du monde entier. Nous n’allons jamais céder dans cette grande lutte.

J’aimerais avoir comme le président Maduro le président Trump comme chef de campagne parce que tout ce qu’il dit se transforme en victoire pour le Venezuela.

Notre lutte est totalement justifiée, nous défendons la souveraineté, nos ressources naturelles. Ils utilisent n’importer quel prétexte comme le terrorisme ou le trafic de drogues pour nous envahir et nous diviser ils ont toujours voulu nous diviser pour nous piller… Le Venezuela est le pays qui a le plus de réserves de pétrole qu monde, il est logique qu’il soit la cible de l’ennemi.

J’étais très inquiet mais quand le président Maduro a lancé l’Assemblée Nationale Constituante, il nous a surpris agréablement et nous avons vu de l’extérieur qu’il a a garanti la paix dans le pays par cette initiative, c’est la grande conclusion. Maintenant, que diront les instruments de l’Empire comme le Secrétaire Général de l’OEA, Luis Almagro ? Maintenant, le dialogue a débuté avec l’opposition pour qu’elle puisse participer, c’est ça la démocratie, et en plus elle s’est inscrite pour les élections régionales bien qu’Almagro ait voulu qu’elle n’y participe pas.

La vérité triomphe toujours quand nous sommes du côté du peuple, c’est une lutte pour la dignité de nos peuples. Ils mentiront, ils gêneront momentanément mais les peuples continueront à triompher.

Une énorme émotion et une énorme joie d’être sur la terre de Bolívar et de Chávez et de voir tous les frères du monde réunis ici. Tant que le capitalisme et l’impérialisme existent, la lutte continue parce que c’est une lutte permanente. J’ai toujours dit que si Fidel tout seul a gagné contre l’impérialisme, maintenant, bien plus car nous sommes plusieurs présidents.

Les médias doivent avoir une conscience et aussi les réseaux sociaux. Je ne croyais pas en eux mais ils sont utiles et il faut combattre là.

Frère Maduro, nous n’allons pas vous abandonner, que la droite nationale et mondiale, la droite nord-américaine dise ce qu’elle veut. Qu’une conspiration de n’importe quelle sorte arrive, elle sera toujours vaincue.

Que la droite sache qu’ici, il y a des dirigeants sociaux. Ils chercheront à nous diviser mais ils ne pourront pas parce que nous avons plus de conscience, les traîtres ou les camarades qui s’en vont ne nous manqueront pas mais nous le surmonterons.

Comptez sur le peuple bolivien, jamais nous n’allons abandonner la Révolution Bolivarienne.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/09/17/declaracion-del-presidente-de-bolivia-evo-morales-ayma-en-la-cumbre-de-solidaridad-con-venezuela/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/09/venezuela-declaration-d-evo-morales-au-sommet-de-solidarite-avec-le-venezuela.html

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Cuba : Pour l’unité latino-américaine et caribéenne

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Par María Josefina Arce.

La récente adhésion de Cuba à la Banque Centraméricaine d’Intégration Économique est un nouveau pas sur la voie de l’unité de toute l’Amérique Latine et des Caraïbes afin de mener à bien des projets contribuant au développement des peuples et à la réduction de la pauvreté et des inégalités.

La Banque Centraméricaine d’Intégration Économique, dont le siège est au Honduras, impulse des investissements, des opportunités d’échanges dans divers domaines dont l’infrastructure sociale et productive, l’énergie, l’agriculture, le développement rural, urbain et humain.

Elle s’occupe également de l’industrie et des services à la recherche de la compétitivité et elle sert d’intermédiaire financier, entre autres.

Elle a financé ces dernières années des projets pour l’amélioration et le ravitaillement en eau potable dans les pays de la région pour un montant de plus d’un milliard de dollars.

Les programmes incluent des ouvrages d’infrastructure, d’automatisation de systèmes de contrôle, de stations de pompage, de distribution et des usines de traitement d’eau potable et d’eaux usées destinées à l’amélioration des services.

Plusieurs communautés du Costa Rica, du Panama et du Nicaragua, entre autres pays de la région ont bénéficié de ces initiatives.

Elle appuie également des programmes éducatifs pour élargir l’accès à l’enseignement des secteurs les plus vulnérables. Elle finance également des initiatives sur le logement afin d’améliorer les conditions de vie des populations de la région.

Selon des rapports de cette institution, depuis sa fondation en 1960, elle a fourni à ses adhérents environ 24 milliards de dollars sous différentes formes.

Les autorités cubaines ont relevé que l’adhésion de notre pays à la Banque Centraméricaine d’Intégration Économique favorisera l’expansion de projets économiques et sociaux dans notre pays.

Le président exécutif de cet organisme multilatéral, Nick Rischbieth, a indiqué que cette institution veut vraiment appuyer la croissance et le développement de Cuba, plongée dans un processus de mise à jour de son économie pour contribuer à l’élévation du bien-être des Cubains.

Nick Rischbieth a ajouté que Cuba a été invitée à adhérer à cette institution en raison des liens historiques et culturels qui l’unissent à l’Amérique Centrale et de sa vision et son action en faveur de l’intégration de toute l’Amérique Latine.

Les bénéfices seront multiples pour la plus grande des Antilles car cette adhésion lui permettra d’accéder à de nouvelles sources de financement externe et elle jouera un rôle clé dans l’application de multiples projets recueillis dans le Portefeuille d’Opportunités pour l’Investissement Étranger dans notre pays.

Il faut tenir compte aussi du fait que pour Cuba il est très important de faire partie d’institutions multilatérales car il est très difficile de s’incorporer à des organismes de ce type à cause des lois du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à notre pays cela fait plus de 50 ans.

Sans aucun doute, l’incorporation de Cuba, qui entretient d’importantes relations avec les pays de la région, à la Banque Centraméricaine d’Intégration Économique, donnera un apport important au développement économique de notre pays et à ses divers projets en faveur de tous les Cubains.

Edité par Francisco Rodríguez Aranega

http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/140100-pour-l’unite-latino-americaine-et-caribeenne

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/09/cuba-pour-l-unite-latino-americaine-et-caribeenne.html

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Venezuela : 30 000 tonnes de blé arrivent de Russie

Russian President Vladimir Putin shakes hands with his Venezuelan counterpart Nicolas Maduro during a signing ceremony at the Kremlin in Moscow

L’accord signé entre le président vénézuélien Nicolás Maduro et son homologue russe Vladimir Poutine prévoit l’arrivée de 600 000 tonnes de blé pour combattre les attaques économiques contre la nation bolivarienne.

Jeudi, le vice-président du Venezuela, Tareck El Aissami a reçu à Puerto Cabello le premier bateau apportant de la farine de blé en provenance de Russie. Il a qualifié cet événement « d’historique » puisqu’il se concrétise seulement « 8 jours après que l’ordre infâme et criminel qui cherchait à laisser le peuple (du Venezuela) sans nourriture n’ait été connu. »

Le ministre de la Défense Vladimir Padrino López et le candidat socialiste au poste de gouverneur de Carabobo, Rafael Lacava ont aussi assisté à l’arrivée du bateau “Ken Goh”, chargé de 30 525 tonnes de farine de blé.

« La nourriture ne va manquer au Venezuela dans aucun secteur, aucune matière première. Ce ne sera ni (Donald) Trump ni l’Empire nord-américain qui pourront arrêter le cours inéluctable du Venezuela-Puissance, » a déclaré El Aissami, ajoutant que le pays « n’est pas seul » et que « jamais il ne le sera » parce qu’il « a la reconnaissance internationale des autres peuples qui luttent aussi pour leur souveraineté et pour leur liberté. »

Le chargement, qui a levé l’ancre le 9 août dernier, fait partie d’un plan d’approvisionnement dans cette matière première qui n’est pas produite au Venezuela signé en 2017 par le président vénézuélien Nicolás Maduro et son homologue russe Vladimir Poutine.

Le Gouvernement a informé qu’un second bateau croise déjà dans les eaux internationales proches de l’Amérique du Sud. Le Venezuela espère recevoir plus de 600 000 tonnes de blé1 d’ici fin décembre en plus d’autres produits promis par le Gouvernement de Russie. Le blé sera remis aux moulins pour y être traitée et ensuite, aux fabriques pour approvisionner plus de 10 000 boulangeries du pays.

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

NOTE de la traductrice:

1Il y a certainement une erreur dans cet article : on parle de « blé » puis de « farine de blé ». J’ai traduit l’expression qui se trouve dans le texte chaque fois sauf dans la phrase « Le blé sera remis aux moulins pour y être traitée et ensuite, aux fabriques pour approvisionner plus de 10 000 boulangeries du pays » car si c’est de la farine, elle n’a pas besoin d’aller « au moulin…» Donc, finalement, je ne sais pas si ce qui est sur ce bateau, c’est du « blé » ou de la « farine de blé. »

Source en espagnol :

https://www.telesurtv.net/multimedia/Venezuela-recibe-mas-de-30-mil-toneladas-de-trigo-de-Rusia-20170901-0058.html

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