Les transnationales violent les droits de l’homme de la population vénézuélienne

Les entreprises transnationales et vénézuéliennes qui ont le monopole de la production et de la distribution des aliments et des médicaments violent les droits de l’homme de la population vénézuélienne en lui refusant l’accès aux biens de première nécessité dont dépend la vie, a signalé l’économiste vénézuélienne Pascualina Curcio lors d’une conférence qu’elle a donnée à l’Université de Séville, Espagne.

« C’est une agression contre le peuple, ce n’est pas une agression contre le Gouvernement parce que c’est le peuple qui souffre de cette sorte d’agressions qui a pour but d’attaquer le modèle et pour cela essaie de déstabiliser politiquement le Gouvernement en portant un coup au revenu des familles, en provoquant le désespoir. »

La chercheuse a souligné que les Etats ne sont pas les seuls à avoir la responsabilité de garantir la vie des citoyens d’un pays « il existe même la catégorie de « délits économiques » pour qualifier cette sorte d’actions provoquées par le secteur privé comme l’accaparement, l’inflation induite et le blocus économique et financier, des mécanismes par lesquels ils attaquent la vie des Vénézuéliens de façon effrénée et massive. »

Rencontres et forums

Pascualina Curcio, pendant sa visite en Espagne, a rencontré des intellectuels, des enseignants, des maires, des députés et des sénateurs du Congrès espagnol de diverses tendances politiques auxquels elle a exposé une partie de ses recherches dans lesquelles elle démontre qu’au Venezuela, il n’y a pas de crise économique mais une guerre économique secrète.

Elle a aussi réalisé des forums, aussi bien à Madrid qu’aux Canaries, destinés aux activistes de la Solidarité envers le Venezuela en Espagne qui s’intéressent aux avancées de cette nouvelle attaque contre le peuple vénézuélien et aux actions du Gouvernement Bolivarien pour la contrecarrer.

« Il s’agit d’une opération secrète dont le but essentiel est d’attaquer le modèle d’inclusion et d’égalité développé au Venezuela au bénéfice de la grande majorité. C’est pourquoi quand ils disent que ce modèle a échoué, on se demande : pour qui ? Pour la majorité ou pour les grands capitaux ? »

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://www.correodelorinoco.gob.ve/transnacionales-violan-derechos-humanos-de-poblacion-venezolana/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/11/venezuela-les-transnationales-violent-les-droits-de-l-homme-de-la-population-venezuelienne.html

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Venezuela : La fuite d’ Antonio Ledezma

Les données sur sa fuite, édulcorée par les médias pour en faire une traversée hollywoodienne, montrent qui est l’ex maire d’AD de Caracas.

En 2015, le président Nicolás Maduro a dénoncé un plan pour l’assassiner qui impliquait, parmi d’autres personnalités de l’opposition, Antonio Ledezma. Pour cela, il faut accusé des délits de conspiration et d’association de malfaiteurs et cette même année, on lui accorda l’assigantion à résidence en tant que « mesure humanitaire. »

Le plan de magnicide, intitulé Operación Jericó, consistait à bombarder le Palais de Miraflores et le siège de Telesur à Caracas, depuis un avion Tucano. Les preuves trouvées par la justice ont confirmé l’implication de Ledezma.

Depuis lors, Ledezma était privé de liberté jusqu’à ce qu’on apprenne vendredi 17 novembre dans la matinée que le dirigeant d’Alianza Bravo Pueblo s’était évadé (on n’a pas donné de détails sur la manière) de son assigantion à résidence,avait passé la frontière avec la Colombie et était arrivé à Cúcuta, où il se trouve actuellement selon les services de l’Immigration colombiens.

El Nacional rapporte ses déclarations aux médias colombiens comme si c’était un héros : « Ca a été une traversée « digne d’un film. » Nous parlions de passer 29 points entre les points contrôlés par les gardes nationales et les polices du Gouvernement. Mais Dieu est très grand. »

Mitzy Capriles, femme de l’ancien maire de Caracas, a déclaré de Madrid, Espagne, à Caracol Radio que Ledezma se rendra en Europe, très probablement pour la retrouver.

Ainsi, l’un des hommes politiques qui restaient de la Quatrième Républqiue entre et sort rapidement du feu médiatique pour s’installer, pour le moment, en Colombie, un pays quia reçu ou servi d’escale à de nombreux dirigeants d’opposition en fuite.

De Pedro Carmona Estanga, en passant par Carlos Vecchio, Luisa Ortega Díaz et les “protégés” de la CIA, du FBI et de la DEA, à Antonio Ledezma, tous ont tendance au coup d’Etat. Et beaucoup d’entre eux se réfugient en Colombie.

La fuite

La fuite d’Antonio Ledezma a eu lieu dans un contexte où la coalition d’opposition Table de l’Unité Démocratique (MUD) est démolie de l’intérieur, où on annonce la retour des tables d edialogue entre le Gouvernement et l’opposition et en plus, où le chavisme montre sa force électorale avec la forte participation aux élections à la Constituante et avec la victoire du 15 octobre dernier aux élections régionales.

Ledezma fait partie de ce clan anti-chaviste qui ne reconnaît pas les façons d’agir actuelles de la MUD, car il est du côté des María Corina Machado et des Freddy Guevara. Le contraste entre les partisans de l’affrontement (les Machado-Guevara) et les partisans des élections (les Ramos Allup) est assez fort et, dans ce jeu politique, il n’y a plus besoin d’une personnalité comme Ledezma qui n’a même pas pu terminer d’exercer la dernière charge publique à laquelle il a été élu à cause des plans d’assassinat du Président de la Républqiue dont nous avons parlé et de ses conséquences.

Au moment où la voie politique s’impose pour réosudre les conflits entre les antagonsites au Venezuela grâce à l’installation de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), seul Ledezma gênerait parce que c’est un dirigeant de l’opposition qui a favorisé les violences comme lorsqu’il a soutenu la plan « La Sortie » de 2014 qui a fait plus de 40 morts et des milliers de blessés.

En fait, cette année a été fondé un nouveau mouvement d’opposition, adversaire de la MUD, Soy Venezuela, financé par le Département d’Etat et dont Ledezma est, avec Machado, l’une des personnalités les plus visibles.

En août de cette année, Ledezma a été transféré pendant 3 jours à la prison militaire de Ramo Verde (état de Miranda) suite à un plan d’avasion qui a été dénoncé à l’époque par le Gouvernement Bolivarien.

Le silence des médias autour de ce plan est inversement proportionnel à la bulle d’informations autour de l’héroïsme fabrique de Ledezma en tant qu’acteur d’une évasion « digne d’un film » comme titre El Nuevo Herald de Floride.

Bref profil

Antonio Ledezma est l’un des hommes politiques vénézuéliens qui a occupé les plus importantes charges publiques concernant Caracas. Son profil montre une personnalité les plus détestées par les classes populaires de Caracas.

De 1992 à 1993, il a été gouverneur de Caracas mandaté par le Président avant les électiosn régionales et municipales. De 1996 à 2000, il a été le maire élu par le peuple à la Municipalité Libérateur.

C’est pendant qu’il occupait ces charges que sont apparus des groupes d’extermination à l’intérieur de la Police Métropolitaine de Caracas appelés “Los Pantaneros” et un autre du nom de “Groupe Fénix”. Ceux-ci ont été célèbres pendant la décennie néolibérale de 1990 pour avoir orgnaisé des scandales de massacres dans des quartiers de la capitale dans le cadre d’une police répressive de classe, c’est à dire contre les étudiants, les chômeurs, les colporteurs, les vieux, les enfants des rues, les homosexuels même les Colombiens, tous les pauvres.

Ses relations lucratives avec la Chambre Immobilière ont donné lieu, précisément, à la spéculation immobilière et sur les parcelles à Caracas dont les conséquences se perçoivent encore et reproduisent ce calvaire autour du logement dans la capitale.

Nous avons dit il y a quelques temps : « Ledezma est la versión la plus achevée et la mieux dessinée du politicien de la Quatrième République de fin de siècle. Nous ne pouvons pas dire que c’est le politicien le plus dévalué et repoussant de la Cinsuième parce qu’il y a Ismael García qui arbore le titre (et regarde comme c’est diffiicile). Mais « Le Vampire » Ledezma, cependant, incarne l’homme de la Quatrième République par excellence. »

Ses débuts politiques à Action Démocratique le lient plus à la ligne de Carlos Andrés Pérez (CAP) fondée avec de hauts cadres de New York et « le marché » et on s’éloigne de la personnalité d’Henry Ramos Allup. Il a été dirigeant régional à San Juan de los Morros et il est monté dans l’appareil d’AD plus par ses aptitudes d’avocaillon jusqu’à un poste au Comité Exécutif National.

Avec des aptitudes pour exercer des fonctions de technocrate ami du pouvoir financier, prêt à s’adapter au Venezuela post-saudite et néoliberal comme l’ont fait les 12 Apôtres de CAP, il n’a pas intégré finalement cette nomenclature privée. Ses charges, limitées strictement à Caracas en ont fait, finalement, un cadre politique de province.

Ce qui ne lui pas enlevé l’envie d’être Président de la Rapublique et encore moins de coordonner des actions belliqueuses dans le cadre de coups d’Etat.

Pendant l’ère chaviste, Ledezma s’est présenté comme un monsieur qui dit qu’il ne se dérobe pas, qui se présente comme « le nouveau » et la nouvelle alternative pour Caracas et pour le pays. Il a su cosntruire cette image jusqu’à la limite de la victimisation : la grève de la faim à laquelle il a participé en 2011 en fut une preuve évidente.

A cause des charges pour lesquelles il a été arrêté plus sa participation active au plan raté « La Sortie » en 2014, il est évident qu’une fuite, pour Ledezma, représente un autre signe de l’échec politique du parti néolibéral AD et de la voie de la violence pour porter un coup au chavisme. Il partagele podium avec Freddy Guevara.

Parce qu’ici, au Venezuela, comme Guevara, personne ne le veut plus.

Ainsi, Ledezma s’ajoute à la liste des dirigeants de l’opposition qui se sont déchiré les habits dans le passé pour dire publqiuement qu’ils lutteraient jusqu’à la fin contre le « régime » et ont fini par vivre dans le confort à l’étranger (Colombie, Etats-Unis, Europe) pour ne pas assumer la responsabilité de leurs actes et de leurs paroles.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://misionverdad.com/la-guerra-en-venezuela/el-escape-de-antonio-ledezma-otra-ficha-en-su-prontuario

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/11/venezuela-la-fuite-d-antonio-ledezma.html

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Comment est fabriqué le « défaut de paiement » du Venezuela

Les éléments pour faire qu’un éventuel impayé se transforme en un véritable impayé sont réunis : des sanctions financières et économiques, des mesures coercitives sur les créanciers et une large couverture médiatique.

Le « défaut de paiement » médiatique arrive avant le défaut de paiement réel. Ce scénario se prépare lentement avec des sanctions économiques, une pression psychologique sur les détenteurs de bons vénézuéliens et une campagne des médias qui amplifient les transactions financières de routine.

Dimanche dernier, le président vénézuélien Nicolás Maduro a affirmé que le « défaut de paiement » ne se produira jamais au Venezuela » parce que le pays aura toujours une stratégie claire » engagée vers la renégociation de la dette extérieure, rapporte  ‘El Mundo‘.

Cependant, seulement un jour plus tard, le Venezuela s’est réveillé avec l’information que l’entreprise étasunienne Standard & Poor’s avait rabaissé la notation de ce pays CC (très vulnérable) à défaut de paiement sélectif » à cause de l’impayé de 200 millions de dollars pour le coupon de ses bons 2019 et 2024 dans le délai de grâce de 30 jours, signale El Universal.

Lundi, un groupe de détenteurs de bons de la dette du Venezuela des Etats-Unis, du Panama, du Royaume Uni, du Portugal, de la Colombie, du Chili, de l’Argentine, du Japon et de l’Allemagne se sont réunis à Caracas avec le Gouvernement vénézuélien dans le cadre du premier rapprochement pour la renégociation et la restructuration envisagées par Maduro.

Les autorités vénézuéliennes ont qualifié cette rencontre de « très positive » et « très prometteuse » dans un communiqué dans lequel elles ont rappelé que pendant ces 36 derniers mois, le pays a payé 73 359 millions de dollars pour le capital remboursé et les intérêts payés.

Une « ambiance agréable » pour se rencontrer

Vendredi dernier, une nouvelle liste de fonctionnaires sanctionnés est arrivée du Département du Trésor étasunien à Caracas. Sur ce groupe, composé par presque 20 membres du Gouvernement et même le Président Maduro, pesait un veto : « les Etasuniens devraient être prudents dans leurs relations avec le Gouvernement vénézuélien, » ajoutait le communiqué de Washington.

On leur demandait de ne pas s’impliquer dans « des transactions, des accords, directement ou indirectement » avec les fonctionnaires ajoutés à la liste du Département du Trésor sous peine d’amendes pouvant aller jusqu’à 10 millions de dollars et de peines pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison.

Dans cette ambiance, à laquelle se sont ajoutées les sanctions décidées par le Conseil de l’Union Européenne, les détenteurs de la dette se sont réunis lundi pour décider du refinancement ou de la restructuration de la dette au Palais Blanc, un édifice situé face à Miraflores, le siège du Gouvernement, dans la capitale du Venezuela.

Y a-t-il impayé ou non ?

L’économiste Luis Enrique Gavazut, membre de l’Observatoire Économique de la Présidence a expliqué à RT que la notation de Standard & Poor’s est une « déclaration accélérée » du fait que le Venezuela n’a pas payé 200 millions de dollars.

« Ce n’est rien de plus que le paiement d’intérêts, c’est quelque chose d’assez habituel, de peu d’ampleur, » affirme Gavazut, si on le compare au paiement d’intérêts de la dette extérieure annoncé mardi par le ministre de la Communication Jorge Rodríguez.

A son avis, on doit comparer les 2 montants : 200 millions de dollars avec les intérêts de « l »envergure » d’une dette extérieure qui atteint, selon les chiffres du Gouvernement environ 150 000 millions de dollars en ce moment.

Cette annonce s’ajoute aux 2 autres paiements de bons de PDVSA faits par le Venezuela il y a quelques semaines qui se montent à presque 2 000 millions de dollars et qui « ont été les derniers qui peuvent être faits dans ces conditions, » ajoute-t-il, avant d’annoncer le refinancement et la restructuration de la dette.

Le « défaut de paiement » médiatique

Pour Francisco González, un analyste international interviewé par Rt, « le « défaut de paiement » est dans les médias. »

« Ces ont les médias qui publient cette information pour provoquer la peur des investisseurs privés, » déclare-t-il car cela les empêche d’acheter les bons et d’investir au Venezuela.

González explique, en outre, que cette campagne cherche à discréditer le Venezuela et à installer l’idée qu’il ne peut pas respecter ses engagements financiers.

Asphyxier le Venezuela

Pour lui, on cherche à isoler politiquement le Venezuela « jusqu’à ce qu’il n’ait plus de possibilités de crédits et qu’il se noie peu à peu. »

Il explique, en plus, que bien que ce sujet d’un éventuel impayé ait été diffusé par les médias en Amérique et en Europe, il ne correspond pas à la politique d’un organisme multilatéral.

González est d’accord avec Gavazut sur le fait qu’on cherche à « provoquer la peur des investisseurs privés » pour qu’ils n’achètent pas de bons, ne participent pas à la renégociation de la dette et n’investissent pas.

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://albaciudad.org/2017/11/venezuela-default-standard-and-poors/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/11/venezuela-comment-est-fabrique-le-defaut-de-paiement-du-venezuela.html

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Venezuela : Des groupes violents exigent que Freddy Guevara les paie

Des groupes violents appartenant à l’organisation extrémiste « La Résistance » ont protesté vendredi dans les environs de l’ambassade du Chili au Venezuela pour exiger que le dirigeant de l’opposition Freddy Guevara, en fuite et réfugié à l’ambassade du Chili , leur paie ce qu’il leur a offert pour participer aux violences survenues au Venezuela d’avril à juillet dernier.

Sur une vidéo diffusée par le premier vice-président du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV), Diosdado Cabello, lors de la reprise de la Grande Mission Justice Socialiste à l’Université Expérimentale de la Sécurité (UNES), les membres de « La Résistance » ont assuré que Guevara « n’a pas voulu se dérober. »

« Nous, nous travaillons dans l’ouest, en particulier à El Paraíso. A Freddy Guevara, on lui a enlevé l’immunité parlementaire et il est sur le point d’aller au Chili et nous, il ne nous a même pas payés, » a soutenu l’un des cagoulés lors de la manifestation.

Cabello a invité ce groupe à laisser de côté la haine et la violence et à se joindre aux plans de production pour les jeunes mis en place par le Gouvernement du président Nicolás Maduro pour construire une Patrie souveraine et productive.

Ce n’est pas la première fois que des groupes violents protestent pour exiger la rémunération de leurs actes de violence, il y a quelques jours, ils ont aussi manifesté au siège de l’ambassade chilienne.

Guevara, à qui l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) a retiré son immunité parlementaire est accusé d’association de malfaiteurs, d’instigation publique et continuelle à la violence et d’avoir utilisé des adolescents pour commettre des délits après avoir stimulé le plan violent qui a fait 121 morts, des milliers de blessés et d’importants dégâts matériels entre avril et juillet.

Le dirigeant de droite, en outre, fait partie du groupe de politiciens vénézuéliens qui ont fait la promotion de l’intervention étrangère contre le Venezuela lors d’une tournée internationale.

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

https://www.telesurtv.net/news/Grupos-violentos-venezolanos-exigen-pago-a-Freddy-Guevara-20171117-0065.html

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http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/11/venezuela-des-groupes-violents-exigent-que-freddy-guevara-les-paie.html

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Venezuela : Dialogue en République Dominicaine, les clefs d’un premier rapprochement

Jeudi s’est déroulée pendant 6 heures la réunion préparatoire à la nouvelle ronde de dialogue convoquée pour le 1° et le 2 décembre en République Dominicaine. Nous allons voir certains points de cette première rencontre entre le Gouvernement et l’opposition.

Les délégations et les accompagnants

Retardée d’un jour, cette rencontre s’est déroulée sans avis préalable et après que le président Nicolás Maduro ait rencontré mercredi, à Miraflores, José Luis Rodríguez Zapatero, l’un des médiateurs de ce dialogue. Quelques heures après cette réunion, le chef de la délégation bolivarienne, Jorge Rodríguez, a informé sur son compte Twitter de sa prochaine arrivée en République Dominicaine avec la présidente de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), Delcy Rodríguez et le ministre de l’Education, Elías Jaua, membres de la commission présidentielle désignée pour ce dialogue.

Du côté de la MUD, peu de temps après fut annoncée l’arrivée de sa délégation composée par Vicente Díaz, ex-directeur du Conseil National Electoral, Gustavo Velázquez, conseiller stratégique et expert en négociations de la MUD et José Luis Cartaya, secrétaire de l’Assemblée Nationale (AN), tous avec un profil technique très éloigné du train de la direction de l’opposition proposé pour négocier avec le Gouvernement. Cela semble indiquer que des personnalités comme Luis Florido qui a affirmé ces derniers jours que la MUD ne participerait pas au dialogue en République Dominicaine sans la présence des pays garants du processus ne pourraient pas y participer.

Selon les déclarations qui ont suivi la rencontre, on a appris que ce premier rapprochement de 6 heures a été consacré à définir la méthodologie et les points à discuter en pus de confirmer la participation en tant que garants du Paraguay, du Chili et du Mexique pour l’opposition et du Nicaragua, de la Bolivie et d’un pays qui reste à définir pour le Gouvernement. Déjà, presque à la fin de la journée, Jorge Rodríguez a affirmé que « contrairement à ce que croit Luis Florido, cette négociation n’est pas une négociation internationale de notre pays avec un autre, à moins qu’il ne pense représenter un autre Etat, c’est un dialogue entre le Gouvernement et l’opposition, entre le peuple vénézuélien lui-même. »

Calendrier et contrastes

A la présentation des exigences de l’opposition, ont été mis en avant l’ouverture d’un « canal humanitaire, la libération des prisonniers politiques et des élections présidentielles propres et transparentes avec un nouveau CNE. » Sur ce dernier point, elle a demandé avec insistance que soient établies les mêmes conditions techniques que celles qui lui ont soi-disant permis de triompher aux élections législatives de 2015 (chacun sait que ce sont les mêmes conditions que lors des dernières élections, des élections à l’ANC et des régionales, considérées comme frauduleuses par la MUD).

Par contre, par la bouche du président Maduro, on a demandé à l’opposition d’apporter « des garanties économiques » en exigeant avec le Gouvernement l’arrêt des sanctions économiques de Donald Trump. Le Gouvernement a aussi demandé que soit négocié un accord pour qu’il y ait une coexistence mutuelle et une reconnaissance de la ANC et de l’AN pour normaliser le fonctionnement des institutions de l’Etat concernant par exemple des accords d’investissement et de crédits extérieurs importants pour l’économie vénézuélienne.

Comme nous le voyons, ces 2 ordres du jour seront d’une certaine façon l’objet d’une synthèse lorsque finalement commenceront les conversations le 1° décembre. Pour imaginer celle-ci, un bon exercice est de prendre comme exemple les dernières tables organisées lors de la tentative ratée de dialogue de 2016. Les tables étaient divisées ainsi : Provocation de la confiance et calendrier électoral, Paix, respect de l’Etat de Droit et de la souveraineté nationale, Vérité, justice, droits de l’homme , indemnisation des victimes et réconciliation nationale, Economie et domaine social. Jorge Rodríguez a remarqué qu’à cette occasion, il n’avait pas été aussi difficile d’établir une méthodologie pour ce processus car on avait trouvé des points communs avec l’expérience antérieure ratée.

Positions de force et objectifs de chacun des acteurs

Dans une négociation, il est important pour chaque groupe de savoir quelles cartes il a en sa possession et à quel point sa position est forte. Dans une situation de post guarimba et d’élections régionales, ce n’est un secret pour personne que le chavisme est dans des conditions plus favorables qu’une opposition qui a reçu un nouveau coup et comme l’ont dit certains de ses dirigeants, dont l’unité est pratiquement dissoute. Cependant, il faut approfondir la situation de chacun.

La position de l’anti-chavisme est basée sur son contrôle de l’Assemblée Nationale pour bloquer les accords extérieurs concernant l’économie soutenu de l’étranger par les Etats-Unis et l’Union européenne pour faire pression pour obtenir des conditions qui permettent un changement de Gouvernement dans l’avenir. Tout cela ne se reflète pas dans la situation intérieure où, à cause de ses propres mésententes et de ses propres contradictions, il a perdu le soutien d’une bonne partie de ceux qui l’ont soutenu en 2015.

Par contre, le chavisme a l’ANC en tant qu’instance pour se dégager, à l’intérieur du pays, de cette situation de soi-disant ingouvernabilité. Cependant, son capital politique en ce moment est plus important après les régionales et à l’approche des municipales lors desquelles on s’attend à ce qu’une carte rouge finisse de se dessiner sur le territoire vénézuélien. Malgré cela, il a intérêt à générer les conditions pour que le conflit politique se résolve dans un contexte pacifique et électoral pour normaliser la situation du pays. Surtout en ce qui concerne le principal problème des Vénézuéliens : l’économie.

Conclusions provisoires

Cette table de dialogue doit être vue à la lumière de celle qui s’est déroulée au début de la première décennie de ce siècle, après le coup d’Etat de 2002. Cette instance a eu la médiation de l’Organisation des Etats Américains (OEA) dont le secrétaire était alors l’ex-président colombien César Gaviria et a fini son travail après le triomphe d’Hugo Chávez au referendum révocatoire de 2004, c’est à dire au moment où l’un des 2 groupes a obtenu un triomphe définitif qui a obligé l’autre partie à céder sur ses positions.

Il faut comparer cette expérience à l’expérience actuelle étant donné que les accords obtenus se peaufinent pour établir une zone politique, légale, institutionnelle et économique reconnue par les 2 parties qui permette de désamorcer le conflit pour l’élection qui n’a pas encore eu lieu : l’élection présidentielle. C’est pour cela que dans cette situation, les déclarations du président Maduro disant qu’il espère que le dialogue ne se prolongera pas au-delà d’un an prennent tout leur sens.

Même ainsi, le gros problème de la table de dialogue est l’incapacité de l’anti-chavisme à avoir une position unitaire qui lui permette de respecter les accords. Ce qu’on a vu clairement jeudi avec 2 posts plus que contradictoires : celui de la délégation de la MUD en République Dominicaine et celui de certains dirigeants de l’opposition aux sessions de l’OEA qui envisagent d’amener le Venezuela à la Cour Pénale Internationale (CPI). Une preuve de plus qui met en évidence la fracture du bloc d’opposition.

Il est difficile de dire si la voie ouverte par le dialogue avance avec la MUD unie ou divisée ou si s’imposeront « des pressions extra-territoriales qui l’amènent à des positions irréconciliables destinées à provoquer une crise plus profonde et plus violente, » comme l’a dit le chancelier russe Seguéi Lavrov. Il y a encore beaucoup de choses à savoir mais jusqu’à présent, la seule chose qui est sûre, c’est que le Gouvernement de Nicolás Maduro est plus près que l’opposition de fermer le cycle politique de forte instabilité consécutif à la mort d’Hugo Chávez. Ce qui n’est pas rien en une année 2017 pleine de difficultés.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://misionverdad.com/columnistas/dialogo-en-republica-dominicana-claves-de-un-primer-acercamiento

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/11/venezuela-dialogue-en-republique-dominicaine-les-clefs-d-un-premier-rapprochement.html

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Venezuela : L’arrêt du blocus économique et le respect des droits politiques au centre du dialogue

Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela et des représentants de l’opposition politique vénézuélienne se réuniront le 1° et le 2 décembre prochains, une rencontre qui sera centrée sur 2 sujets : l’arrêt du blocus économique et le respect des droits politiques, a souligné jeudi Jorge Rodríguez Gómez, chef de la délégation du Gouvernement pour le dialogue politique.

« Le point essentiel des discussions que nous avons est qu’on respecte, quand nous nous rapprochons des élections présidentielles de 2018, qu’on respecte les droits politiques et les garanties économiques : que cesse le sabotage économique, que cesse toute forme de sanction contre le peuple du Venezuela, que cesse le blocus financier et l’appropriation indue des ressources qui appartiennent au Venezuela et que s’approprient des banques ou des institutions financières à l’étranger. Ce point, nous le portons et nous le porterons avec beaucoup de force dans la discussions de dialogue de paix des le 1° et 2 décembre, » a-t-il dit à Saint Domingue, République Dominicaine.

Après une réunion préparatoire de 6 heures avec l’opposition pour poursuivre la phase préalable au dialogue en tant que voie pour renforcer la paix, il a mentionné un autre sujet qui sera abordé lors de cette rencontre – où seront présents 6 chanceliers : 3 invités par le Gouvernement en tant qu’accompagnants et 3 pour l’opposition – la reconnaissance de l’Assemblée Nationale Constituante dont les membres ont été élus par les Vénézuéliens le 30 juillet dernier lors d’élections universelles, secrètes et directes.

DE même, on discutera de l’équilibre des Pouvoirs Publics, du travail conjoint pour le développement de la Commission de la Vérité, des droits politiques au Venezuela et de al résolution des problèmes par l’arrêt de al violence extérieure contre le Venezuela, a ajouté Rodríguez, dans des déclarations aux médias.

Pour sa part, le chancelier de la République Dominicaine, Miguel Vargas, a précisé que pour la réunion de décembre, les chanceliers qui seront présents sont ceux du Mexique, du Chili, du Paraguay, de la Bolivie, du Nicaragua et un 6° qui sera choisi par le Gouvernement vénézuélien vendredi.

Vargas a annoncé que ces réunions seraient présidées par le président de la République Dominicaine, Danilo Medina, et que l’ex-président du Gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, y participerait.

Il a signalé que la réunion préparatoire de ce jeudi s’est déroulée de façon positive et que les ordres du jour ont été ratifiés ainsi que les méthodes et les règles pour continuer à avancer dans un dialogue « pour la paix, la démocratie et le bien-être du peuple du Venezuela à partir du respect de sa souveraineté. »

Le dialogue, chemin pour la paix

Le représentant du Gouvernement pour le dialogue de paix a souligné aussi sa satisfaction concernant cette rencontre : « Nous sommes très proches d’un accord définitif pour la coexistence et la paix. Nous avons beaucoup avancé, » a-t-il déclaré aux médias.

Il a rappelé que la violence sera vaincue par le dialogue et il a ajouté que c’est aussi la seule voie pour résoudre les différends en faveur du bien-être des Vénézuéliens, raison pour laquelle, a souligné Rodríguez, le président Maduro a insisté pour l’organiser depuis 2014.

« Dieu accorde la victoire à la constance parce qu’un pays a été rarement attaqué par des agents factuels de l’Empire du monde entier comme le Venezuela, le peuple du Venezuela et le Gouvernement du Venezuela. Rarement on a perpétré des campagnes aussi brutales dans des hauts-lieux de la communication d’Europe et des Etats-Unis d’Amérique du Nord comme celle qu’on a perpétrée contre le Venezuela et maintenant, nous réussissons à vaincre la violence à l’intérieur du Venezuela et, par la voie du dialogue, nous allons vaincre la violence contre le Venezuela qui vient de l’extérieur, la violence sous forme de blocus financier, économique, » a-t-il dit.

En ce sens, il a déclaré que le Gouvernement « a grand espoir que le dialogue se cristallise par des accords concrets qui améliore le bien-être du peuple vénézuélien » et qui ne contribuent pas à fomenter un climat de violence et de déstabilisation comme celui que des secteurs de l’opposition ont provoqué dans le pays d’avril à juillet de cette année.

L’arrêt des sanctions arbitraires et de l’attaque contre la monnaie vénézuélienne par des puissances étrangères ont été les principaux sujets mis sur la table dans cette rencontre de jeudi qui a discuté essentiellement « de la mise au point de l’ordre du jour et des règles de discussion. »

« Il est criminel qu’une banque allemande, en ayant l’argent pour payer des aliments, des médicaments, refuse de payer 39 fournisseurs d’aliments et de médicaments pour la simple raison que c’est une forme de violence contre le Venezuela. Il est criminel que plusieurs de ces correspondants que le Venezuela a pour payer aux entreprises aux quelles nous achetons des fournitures pour les aliments, pour les matières premières et pour les médicaments, refusent de remplir leur fonction de correspondant. Nous porterons ce point avec beaucoup de force, » a expliqué Rodríguez.

Après 6 heures de réunion, « nous avons tous obtenu une paragraphe dans lequel on demande le respect de notre souveraineté nationale et aussi on demande à la communauté internationale qu’elle encourage cet effort de dialogue au lieu d’encourager des actions agressives contre le Venezuela, » a-t-il dit.

« C’est le Gouvernement Bolivarien qui appelle à nouveau la communauté internationale à accompagner les efforts partagés qui ont pour objectif la paix, la démocratie au Venezuela dans le respect de sa souveraineté, » a-t-il ajouté.

Le représentant de la délégation de l’opposition à cette réunion, Gustavo Velázquez, a qualifié cette rencontre de « positive » : « Nous pouvons considérer le bilan de cette réunion comme positif, » a-t-il dit sur Venezolana de Televisión.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/11/18/venezuela-cese-del-bloqueo-economico-y-respeto-a-los-derechos-politicos-son-temas-centrales-del-dialogo/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/11/venezuela-l-arret-du-blocus-economique-et-le-respect-des-droits-politiques-au-centre-du-dialogue.html

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« Monsanto doit faire ses valises et quitter le Venezuela »

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Emma ORTEGA, agricultrice installée dans l’Etat d’Aragua, été élue le 30 juillet dernier comme députée pour le Secteur Paysans et Pêcheurs à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC). La télévision alternative Alba TV a eu l’occasion de discuter avec elle à propos l’importance de la Loi sur les Semences conquise par la Révolution, du quotidien des femmes paysannes au Venezuela et des difficultés que rencontre le gouvernement bolivarien dans la mise en place des conditions devant mener à la souveraineté alimentaire selon le modèle communal.

Les semences et les transnationales

Pour Emma Ortega, la Loi sur les Semences qui interdit les OGM et défend les semences autochtones « est non négociable », il faut profiter de l’Assemblée Constituante pour lui donner pleinement un rang constitutionnel « en raison de l’autonomie que représente pour le pays le fait de disposer de ses propres semences ». Selon elle, après l’engagement dans une politique orientée vers la préservation de nos semences avec la création d’instances comme l’Institut National de Recherche Agricole ou l’Institut National de Santé Agricole Intégrale (INSAI), le moment est venu de lever le rideau sur le fait que nous restons dépendants de sociétés productrices de semences capitalistes : « les transnationales sont présentes dans nos structures gouvernementales, ce qu’il faut dénoncer, car leur intérêt est de soutenir le modèle capitaliste et agro-industriel dans nos campagnes ».

Si notre politique agricole est basée sur l’agriculture verte, « il est indubitable que Monsanto reste dans les coulisses pour influencer nos décisions et c’est ce qu’il faut dénoncer, Monsanto doit faire ses valises et quitter le Venezuela. On nous dira probablement que nous ne disposons pas de substituts, mais nous les avons, ils sont là, connus de la population et des techniciens qui ne sont pas rivés à une politique agricole dans laquelle le paysan ne fait que fournir la matière première à ceux qui la transforment ».

La politique agricole appliquée jusqu’à présent est fragmentée, nous devons systématiser une agriculture qui n’aurait pas seulement à voir avec des kilos et des quintaux mais aurait un rapport directe avec les acteurs (trices) sociaux(ales), le processus de production et ses implications « .

C’est pourquoi il faut valoriser la vie des paysans et des habitants des campagnes, garantir leur entière sécurité -pas seulement physique mais aussi sociale – en leur offrant une infrastructure de soutien à la production agricole , »depuis des routes jusqu’à l’électricité, des centres de collecte, de transport, tout cela faisant partie des investissements devant être faits dans l’agriculture paysanne pour consolider les espaces qu’occupe la paysannerie ».

Malgré ces contradictions, Ortega fait remarquer que les étalages des rues des villes sont remplis d’auyamas (potirons), piments doux, de tubercules comme l’ocumo, la yucca, de poivrons et de tomates. « Une production existe dans le pays, la paysannerie est présente, ce sont les aliments liés à l’agro-industrie qui nous posent problème ».

Elle s’interroge sur le fait qu’au cours de visites dans des régions comme Calabozo dans l’Etat de Guárico, elle a observé qu’il s’y produit bien du riz, mais que celui qui est commercialisé est importé. « Se pourrait-il que notre riz soit mis en sacs importés et ainsi vendu plus cher? »

« Ils naissent à la campagne et meurent dans les villes »

Selon elle, les lacunes de notre politique agricole et le fait de ne pas offrir d’opportunités aux jeunes couples paysans favorise leur déplacement vers les villes où ils finissent attrapés dans les rets de la délinquance. Lorsqu’ils doivent s’éloigner à cause d’un conflit ou d’un délit qu’ils ont commis, ils se réfugient de nouveau à la campagne, dans des endroits dont ils connaissent la territorialité et comment s’y meut l’économie. Et ce sont eux qui pillent et violent, « ce sont des délinquants ruraux pour ainsi dire ».

« Je croyais que c’était nous, les femmes, qui étions les plus lésées, mais ce sont finalement les jeunes dont l’espérance de vie est de 24 ans à peine dans cette dynamique qui les fait naître à la campagne pour mourir dans la délinquance », dit Emma. Pour elle, la « Gran Mision Vivienda Venezuela » (Grande Mission Logement Venezuela) est admirable, bien que trop centrée sur les villes ; elle devrait aussi s’étendre dans aux campagnes à travers des programmes ruraux afin de remédier à l’exode des jeunes couples paysans.

« Quand les femmes vont de l’avant, aucun homme ne recule »

Ortega rappelle que la titularisation des terres est transversale à l’économie, le politique et le social, domaines dans lesquels les femmes sont théoriquement les premières concernées, mais la loi donne la priorité aux femmes chefs de famille, laissant en marge des milliers de femmes paysannes qui vivent en union libre; de fait ou consensuelle, car lors de l’enregistrement, c’est l’homme qui finit par devenir le seul titulaire des terres au vu de sa carte d’identité où il apparaît comme célibataire. Elle considère tout aussi nécessaire d’établir une titularisation commune entre l’homme, la femme qui travaille aux champs et leurs enfants.

Vidéo de l’entrevue intégrale :

Source : http://www.albatv.org/Monsanto-debe-empezar-a-hacer-sus.html

Traduction : Frédérique Buhl

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